• La rédaction

LE NIVEAU SONORE AU RESTAURANT


J’ai eu la chance de dîner deux soirs de suite au restaurant à Paris cette semaine.

Je connais les deux restaurants pour y être déjà allé il y a quelques temps. J’en avais un assez bon souvenir pour y retourner.

Le premier est un restaurant de chaine, une très grande surface, avec beaucoup de monde, nous sommes cinq adultes, nous avons pu discuter autour d’une table ronde sans hurler et sans nous demander de répéter sans arrêt.

Le deuxième est un restaurant de quartier au concept très sympa qui consiste à partager un plat commun. La salle est assez grande et il y a une véranda qui isole de la rue. Nous sommes cinq aussi. Mais réparti sur trois petites tables carrées collées les unes aux autres. Donc l’un d’entre nous, en l’occurrence moi, n’a personne en vis à vis. Au fil du repas, la discussion devient impossible, le bruit infernal, il est illusoire de vouloir suivre tous les cinq la même conversation. Mon oreille gauche entend toute la conversation de la table d’à côté et mon oreille droite ne capte quasiment rien de la conversation à laquelle je suis sensée participer.

Dans le premier cas, les plats ont été savourés ; dans le deuxième cas, la qualité est passé à la trappe de l’inconfort sonore. Pourtant initialement le niveau gastronomique des deux restaurants est identique. Ainsi que leur rapport qualité/prix.

Dans le premier cas, le prix, pourtant élevé du fait d’un très bon vin, est passé assez facilement.

Dans le deuxième cas, nous avons eu l’impression de tout trouver trop cher et pas aussi bon et copieux qu’imaginé.

Le bruit est-il un facteur à prendre en compte autant que la qualité du service par exemple ? il semble que Oui.

Quelques recherches sur internet mettent en avant des études, réalisées pour la plupart en Amérique du Nord, qui le démontrent.

Elles prouvent surtout, qu’un environnement sonore en salle ou en cuisine avec jusqu’à plus de 80 décibels, nuit de façon irréversible à l’audition du personnel.

Nous pouvons donc déduire que ce qui nuit au personnel nuit aussi à la clientèle...

Jusqu’à maintenant, je pensais être la seule rabat joie à demander de baisser un peu la sono et à regretter de ne pas fumer pour accompagner mes amis prendre l’air et goûter l’absence de bruit sur le trottoir, ce qui est un comble ...

Je me suis souvent faite répondre par des serveurs qu’un restaurant trop calme fait fuir la clientèle ! mais il y a une différence entre ambiance mortelle et cacophonie. Le bruit intentionnel, ambiance musicale, vient souvent d’une sono que personne n’écoute et qui se surajoute aux autres bruits.

Mais d’où vient tout ce bruit ? Et bien du cumul de bruits !

  • Un fond musical (installer du son est un métier !)

  • Les clients qui parlent de plus en plus fort au fur et à mesure que le repas se passe,

  • Le personnel qui manipule de la vaisselle, verres et couverts qui s’entrechoquent tout en se passant des instructions ou autres interjections orales

  • La machine à café, le petit électroménager derrière le bar

  • Les infrastructures architecturales : grandes baies vitrées, grands murs, grands plafonds, lisses et qui font rebondir le bruit sans l’absorber,

  • La déco moderne très épurée et très vide, des grands espaces, ou bien à l’inverse une architecture ancienne avec des sonos dans des espaces trop petits.

Alors pourquoi mon premier établissement était-il moins sonore que le second ? Je crois simplement parce qu’il a été pensé par un architecte d’intérieur qui a prévu de faire le nécessaire pour prendre en charge cette « nuisance ». Et quand on veut on peut.

Le concept du second, plus jeune dans l’esprit et dans la clientèle se conforte dans l’idée que bruit égal moderne, jeune et cool... La preuve nous étions avec nos enfants qui nous ont dit « c’est partout comme ça ! au restau on ne s’entend pas, le midi c’est pire ! » subir pour être tendance ! et Il n’y avait aucun son intentionnel ajouté, heureusement !

Il existe beaucoup de systèmes qui permettent d’atténuer la sonorité d’un lieu. Il y a de nombreuses sociétés spécialisées qui proposent une multitude de solutions techniques mais cela demande un investissement pas toujours possible. N’étant pas spécialiste en acoustique, je me garderai bien de donner des conseils.

Mais étant spécialiste CHR avec Chr365, je pense que la qualité générale d’un bon repas passe par une ambiance agréable pour la majorité des clients, quel que soit le style de l’établissement, qui sans être silencieux comme une maison de retraite pendant la sieste, ne doit pas donner la migraine et l’envie de fuir, surtout en laissant un avis négatif sur internet « bon mais bruyant » ; « trop bruyant pour apprécier le repas » etc ...C’est très dommage quand tout le reste est parfait.

Le système D peut parfois faire des miracles : privilégier les tables rondes, on s’entend mieux quand on se voit, et si on s’entend on parle moins fort, supprimer une table pour augmenter l’espace entre les convives, je sais c’est deux couverts en moins... mettre des nappes qui amortissent le bruit, il y en a de jolies, avoir des cloisons amovibles qui peuvent isoler ponctuellement certaines tables dont on sait qu’elles seront bruyantes (plus de 8 couverts), des rideaux ou des stores, un mur végétal, des revêtements muraux et/ou de sols, sont autant d’absorbeurs de bruit qui peuvent s’intégrer à une belle déco. Isoler la cuisine et le bar pour que les sons ne passent pas trop en salle... même et surtout en cas de cuisine ouverte...

Le restaurant, c’est la convivialité autour d’un bon plat, d’un bon vin (à boire avec modération), avec un bon service. Calme et volupté...

#Bienêtre #Histoire #Logicielrestaurant #Actualités

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